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Saison 2009-2010

Du 8 au 24 novembre 2oo7

Le Roi Lear

 

EDGAR : Être mûrs, c’est tout.
GLOUCESTER : Le rien n’a aucune qualité qui nécessite qu’on le cache.

Avant de mourir, Lear veut partager son royaume entre ses trois filles : en échange, il leur demande de le gagner avec des mots d’amour. Si Régane et Goneril jouent de l’art du mensonge et de la flatterie, Cordelia, la bien-aimée, se dérobe à ce jeu : « rien » dit-elle. Elle est bannie, dépossédée. Son crime ? L’intégrité. Dans le désert d’un paysage ravagé, Lear se perd dans la tempête intérieure qui déchaîne sa folie, violente confrontation au manque de connaissance de soi. Lear fou, Gloucester aveugle : les pères trébuchent sur l’infirmité de leur conscience, se perdent dans la faille de leur discernement. Après La Mort de Danton et Galilée, Jean-François Sivadier aborde la tragédie shakespearienne comme un poème choral où il parcourt, avec Lear et sa troupe, le chemin initiatique de la reconnaissance de soi. Mais en suivant ces Atrides sans destin, le metteur en scène semble viser une autre quête, celle de la révélation jubilatoire de l’acteur face à son rôle, dans le rien fondateur du plateau nu élisabéthain.

Jean-François Sivadier est artiste associé au Théâtre National de Bretagne .

Le Roi Lear, dans la traduction de Pascal Collin, est publié aux Éditions Théâtrales (coll. en scène), en coédition avec le TNB, 2oo7.

PRÉSENTATION DU SPECTACLE (VIDÉO)

Cliquez ici pour en savoir plus, en allant sur le site du Théâtre National de Bretagne