
Du 8 au 25 octobre 2oo8
Et pourtant ce silence ne pouvait être vide
Eh bien,
on en a fait du propre !
En 1933, deux bonnes exemplaires assassinent soudainement leurs patronnes, mère et fille. Au procès, la cadette des soeurs Papin déclare simplement : « on ne se parlait pas… »
Et pourtant ce silence ne pouvait être vide… Écrite en 1978, cette pièce n’est pas sans rappeler celle de Genet inspirée du même fait divers ; mais au geste prémédité, répété et sacralisé des Bonnes, Magnan préfère le surgissement du crime au cœur d’un quotidien vide de pensée et que les personnages comblent d’actions insignifiantes et de paroles « pour ne rien dire ». Cependant, des ellipses et des anachronismes bousculent l’hyperréalisme apparent des situations et intensifient la part mystérieuse de ces femmes elles-mêmes porteuses de secrets et d’énigmes. Michel Cerda nous immergera dans ce labyrinthe social et psychiatrique, parfois comique, où les silences et les ombres tentent de camoufler la violence sourde de l’insurrection. Pour représenter les enjeux de ces deux duos de bonnes et de patronnes, interdépendants l’un de l’autre, et pour éviter de les enfermer dans les archétypes sociaux, le quatuor de comédiennes s’échangera les rôles selon les soirs : un jour Bonnes, le lendemain Patronnes…
Et pourtant ce silence ne pouvait être vide
est publié aux éditions Théâtrales, 1986
Présentation du spectacle
(Video réalisée au cours des répétitions)