
Du 27 avril au 30 mai 2010
LA CERISAIE
« La tête me tourne. »
Après un exil à Paris, Lioubov retrouve les siens dans la maison familiale, une demeure ouverte sur une cerisaie, la plus grande et la plus belle de toute la région. Ruinée, elle est obligée d’envisager de vendre la propriété.
La Cerisaie n’est pas seulement l’histoire de la vente d’une maison, de la vente d’une immense et belle propriété, d’un jardin et d’une chambre d’enfant. La vente vient plutôt accomplir ou précipiter l’issue du récit. Elle en est le catalyseur.
Que fait-on, lors d’un départ définitif, de la mémoire des occupants ? Les habits, les objets, leur place dans la maison... Comment concilier le passé et le présent de nos vies ? Doit-on oublier pour avancer ? Comment avoir la force de partir ? Cette dernière pièce de Tchekhov est sans doute la plus sombre, la plus cruellement drôle aussi.
Pour Julie Brochen, elle contient le défi de « jouer en dehors de soi le plus intime, le plus secret, le plus profond ; toujours sonder plus loin au coeur, aller chercher le tremblement, l’émotion pure de l’instant présent. ». Pour cette première création au TNS, elle sera entourée d’une équipe de compagnons fidèles, nourrie de récentes rencontres. Un orchestre yiddish sera présent. C’est avec cette pièce «testament» de Tchekhov, un bouleversant hymne à la vie, qu’elle commence à écrire l’histoire d’une nouvelle permanence artistique.
La Cerisaie dans la traduction de André Markowicz et Françoise Morvan est publié par les éditions Actes Sud, 2002.