Le cri de toutes celles qui ne crient pas

Entretien avec Kenza Berrada
Portrait de Kenza Berrada : une femme qui sourit assise, aux cheveux long bruns, avec un haut violet et un pantalon gris.
Dr

Quelle était ton intuition de départ pour Paradis plage ?

Mon point de départ, c'était le titre. Je savais que je voulais écrire, un jour, un spectacle qui s'intitulerait « Paradis plage ». À l’origine du projet, il y avait aussi cette figure de nourrice marocaine, la « Dada », une femme qui a travaillé toute sa vie, de ses onze ans jusqu’à son dernier souffle. Et puis, j'ai aussi imaginé un salon avec plusieurs générations, un salon marocain dans lequel cohabiterait tous les membres d’une famille. Ce qui s’est imposé, d'abord, c’étaient ces images. 

Salon marocain traditionnel aux teintes verts, beige, jaune et orange. Un canapé et coussin vert et jaune. Quelques tabourets et poufs sur les côtés, une table basse au centre et des rideaux blancs et dorés, derrière le canapé.
© Manuel Schapira